L.G. face à l'art non-figuratif, page 11  
 
Accueil
 
Contact
 
Biographie de Léon Gard
 
Galerie 1 (reproductions en couleur)
 
Galerie 2 (repros en noir et blanc)
 
L.G. face à la peinture non-figurative
 
Réfutation du Cubisme
 
Des Règles de l'harmonie des couleurs et des volum
 
Trois Critères de dessin
 
Cézanne et les Cubistes
 
Que vaut la peinture de Picasso
 
Leon Gard et les critiques d'art
 
Art,spéculation et publicité
 
Leon Gard et Sacha Guitry
 
Ces "Maîtres" ne savent ni peindre ni dessiner

   J'entends par exactitude plastique qu'une main soit bien une main, un visage bien un visage, qu'un bouquet de fleurs soit bien comme dans la nature, une explosion de couleurs éclatantes et raffinées et de formes exquises, que la pomme, que le raisin soient ceux qu'on mange, que le chat, le chien, le cheval aient la forme et le pelage de ceux qu'on peut voir sous le soleil, que les oiseaux aient leur plumage soyeux et multicolore, que l'eau soit l'eau, que le ciel soit le ciel, que la pierre, que la soie semblent bien être ce qu'elles sont, que le bois vivant soit distinct du bois mort, etc. Voilà des exemples, selon moi, d'exactitude plastique dans la peinture de tableaux.

   En veut-on dans l'art décoratif? Voici les vitraux de Chartres ou de Bourges, qui sont aussi beaux, et ce n'est peu dire, qu'un champ diapré de fleurettes multicolores et, comme lui, merveilleusement harmonisés.

   On en peut dire autant de la tapisserie à la Licorne et des admirables tapisseries du XV° que nous a montrées l'exposition des Tésors de Vienne. Comparez les vitraux de Chartres avec les bariolages féroces du XIX° ou de quelques uns du XX°. Comparez la Licorne avec certains hideux cafouillages qu'on ose aujourd'hui tisser sous les auspices du Gouvernement au musée des Gobelins...Ah! non, ceux-ci n'y sont pas dans l'exactitude plastique, et c'est tant pis pour eux et pour nous!

   Bref, une oeuvre plastique est vraie dans la mesure où elle applique les lois de l'harmonie plastique dont la nature offre le suprême exemple.

   Ainsi, quand Léon Gard prône la " copie", l'imitation de la nature, les choses doivent être claires: cela ne signifie pas que l'artiste n'ait jamais le droit de modifier ou de transposer ce qu'il a sous les yeux pour le bien de son oeuvre. En revanche, il lui est interdit de prendre cette position à la légère:

   La licence que se donne ainsi un artiste ne se justifie qu'avec des dons énormes et un tact infaillible et encore ne doit-il pas en abuser sous peine de tomber dans le balbutiement ou l'hérésie. [...]

   Ainsi, les libertés qu'ont très prudemment prises les grands artistes de modifier telle ou telle partie de ce qu'ils voyaient, ne doivent pas être considérées comme un point de départ, une porte timidement ouverte qu'il est permis d'ouvrir plus largement, mais comme une grande audace dont il serait téméraire de se croire trop vite capable.

   Cela posé, Léon Gard étudie l'exemple de Van Gogh dans ce qu'il a de légitime mais aussi de néfaste.

precedente                                                                                       suivante

 

 

 
© 2005

Cinquante ans de combat contre l'art non-figuratif

A la découverte du peintre Léon Gard (1901-1979) et de ses écrits, où il défend sa conception de l'art inséparable de l'imitation de la nature.