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NOTES COMPLEMENTAIRES
IV
Apollinaire dit que l’école
des beaux Arts de Paris est « la citadelle » d’un « Art
dégénéré », et de la « routine académique. » Mais il écrit
d’autre part avec satisfaction que « l’influence de Seurat se fait sentir
jusqu’à l’école des Beaux Arts, et fécondera la peinture. »
On comprend mal l’admiration
d’Apollinaire pour Seurat, dont le pointillisme lumineux et naturaliste est à
l’opposé des buts du Cubisme : faut-il traduire encore une fois que tout artiste
révolutionnaire d’envergure est déclaré Cubiste par Apollinaire, quelle que soit
la nature de ses recherches, comme en politique tout mécontent est approuvé en
pays étranger quelles que soient les causes de son mécontentement ?
Quant à la « Citadelle »
d’un « Art dégénéré », et de la « routine académique »,
Apollinaire reconnaît qu’elle n’est pas inexpugnable puisqu’il se félicite de
l’influence qu’y a Seurat.
On ne discerne pourtant pas,
dans l’opinion d’Apollinaire, ce qu’il entend au juste par « Art
dégénéré » et « Routine académique ».
Si l’on pense que la
dégénérescence d’un art est l’amoindrissement d’un art qui fut grand, et la
routine académique la fausse application de principes valables, il est évident
que l’art le plus grand peut-être suivi de l’art dégénéré et de la routine
académique.
En conséquence, l’influence de
Seurat à l’école des Beaux Arts n’est un bien qu’à condition qu’elle ne dégénère
pas.
Apollinaire n’a donc aucune
raison d’invoquer Seurat, sinon la commodité de le mettre dans son jeu comme d’y
mettre Cézanne ou d’autres.
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